Annoncée en septembre dernier pour sortir de la crise du CPE, la préinscription dans les universités commence à se mettre en place.
Génération Ecologie s’était immédiatement déclaré favorable à une telle mesure qui permet de concilier à la fois la liberté d’enseignement (les futurs étudiants restent libres de s’inscrire dans la filière qu’ils convoitent) et le nécessaire impératif de réussite universitaire et d’insertion professionnelle.
Génération Ecologie se félicite que cette initiative, qui dépoussière le système universitaire français, ait trouvé écho auprès de 59 fac volontaires sur 84, permettant ainsi aux futurs étudiants de réfléchir plus et mieux à leur projet d’études pour prévenir les erreurs de parcours.
L’orientation des jeunes diplômés à la fin du cycle secondaire apparaît comme la grande faille du système éducatif français. L’accès à l’université est un droit. Mais le bénéfice de ce droit ne doit pas se traduire par une production massive de chômeurs.
Mais l’arbre ne doit pas cacher la forêt. Si la préinscription universitaire constitue un outil efficace pour traiter en amont les erreurs de parcours, une réforme plus profonde, en aval, de notre système universitaire reste nécessaire.
Les jeunes de Génération Ecologie se mobilisent et proposent une série d’innovations pour réussir la réforme de l’université :
- Lutter contre l’échec massif en 1ère année : tous les étudiants qui ont obtenu une moyenne inférieure à 8/20 à l’issue des partiels du 1er semestre devront être convoqués afin de faire le point. En outre, un renforcement du tutorat doit être assuré et les étudiants plus largement invités à y avoir recours.
- Evaluer les diplômes : l’enseignement au sein des facultés devra faire l’objet d’une évaluation tous les 5 ans. Celle-ci aura pour but de mettre en adéquation les formations proposées et le nombre de places allouées avec la réalité du marché du travail. Parallèlement, les universités devront se doter d’une structure qui suit les étudiants pendant les 18 mois qui suivent leur départ de la faculté pour savoir ce qu’ils deviennent. Les perspectives d’emploi seront ainsi mieux mises à jour et portées à la connaissance des étudiants qui envisagent de s’inscrire dans telle ou telle filière.
- Etablir un partenariat fort avec les entreprises : les universités devront s’ouvrir davantage au monde de l’entreprise. Cette collaboration pourra prendre diverses formes. D’une part, elle consistera à bâtir des formations en étroite collaboration avec les entreprises afin de mieux coller aux réalités du marché et de permettre, in fine, aux étudiants de s’assurer un emploi à la sortie. Ce partenariat se concrétisera encore par l’intervention de professionnels dans le cadre de la formation universitaire à travers des conférences. Enfin il faut élargir les offres de stages pour que la 1ère confrontation avec le marché du travail ne s’effectue pas en 5ème année comme c’est généralement le cas, ce qui est trop tardif ; au contraire, l’apprentissage devra être décliné et s’inséré dans le schéma des études dès la 3ème année. En cette matière, il faut briser les vieux tabous post soixante huitars !
Yoann GONTIER
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