Le CPE est mort. Le replacement annoncé du CPE "par un dispositif en faveur de l'insertion professionnelle des jeunes en difficulté" signe son acte de décès. Le dénouement de 2 mois et demi de crise est une victoire contre un symbole politique et contre une méthode.
Une victoire contre un symbole politique, tout d’abord, qui consistait à renverser les règles du droit du travail traditionnellement conçues pour protéger la partie la plus faible, c'est-à-dire le salarié. Une plus grande flexibilité du marché du travail ne doit pas se faire au détriment des garanties offertes aux salariés.
Génération Ecologie rappelle que le développement social équitable constitue un axe indispensable d’une politique de développement durable.
Le CPE aura également illustrer la nécessité de nouvelles méthodes de gouvernance. Les nécessaires réformes à venir du droit du travail devront avoir pour cadre une négociation avec les partenaires sociaux car on ne peut pas gouverner seul, comme l’a cru à tord le Premier ministre.
On ne peut que regretter que le gouvernement n'ait pas pris en amont le temps de la concertation avec les partenaires sociaux, ce qui aurait permis d'éviter une nouvelle crise sociale à la France et le blocage de nos universités et de nos lycées dont les jeunes seront les 1er à pâtir à l’approche des examens de fin d’année. A plus long terme, la méthode retenue par le Premier ministre aura eu malheureusement pour corollaire de décrédibiliser la notion de réforme pourtant nécessaire. Génération Ecologie appelle à de nouvelles méthodes de gouvernance : concertation, expérimentation et évaluation des mesures nouvelles, et action !
Pour autant, après 2 mois et demi de crise, le problème du chômage reste entier. Un taux de chômage des jeunes qui avoisine les 20% n’est pas acceptable. Les questions soulevées pendant la mobilisation sont nombreuses. Le gouvernement devra y répondre en préférant cette fois la concertation à la confrontation.
Yoann GONTIER Porte parole et délégué national à la Jeunesse

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