Les pouvoirs publics
s’apprêtent à soumettre par décret
les parcs éoliens à la procédure d’autorisation
des «installations classées pour la protection de l’environnement
» (ICPE) qui encadre les équipements présentantles dangers et les risques de
pollution les plus importants. Si ce projet aboutissait, une seule éolienne de 2 MW serait soumise à des contraintes et à des pénalités financières équivalentes voire supérieures à celles
d’une centrale thermique (gaz,
charbon ou fioul) de 500 à 1 000 MW !
Alors que leur vocation même est de produire une énergie non polluante, classer les éoliennes parmi les installations susceptibles de créer, par danger d’exploitation ou
d’émanation
de produits nocifs, les risques les plus graves pour la santé et
l’environnement serait totalement
aberrant : c’est
ce qui avait conduit les participants au Comité Opérationnel du Grenelle sur les énergies renouvelables à rejeter ce projet à l’unanimité
(hors représentants de l’Administration
quis’étaient abstenus).
Aucun pays au monde
n’a jamais mis enouvre,
ni même envisagé, un encadrement aussi rigide : l’énergie
éolienne est partout considérée comme une énergie évidemment renouvelable, participant à la lutte contre le changement climatique, sans risque, sans production de
déchet ni de CO2, appelée à jouer un rôle éminent dans les politiques de développement durable et de protection de l’environnement. Elle est par
ailleurs plébiscitée par nos concitoyens : 90 % des Français sont favorables à son développement (sondage de septembre 2007).
L’éolien est indispensable pour
atteindre les objectifs français en 2020 contenus dans le projet de Directive européenne et retenus par le Grenelle de l’environnement
: au moins 20 % d’énergie
renouvelable
dans la consommation d’énergie.
Avec 8 000 éoliennes en
fonctionnement, l’éolien permettra
d’éviter
l’émission
annuelle de 16,5 millions de tonnes de CO2, soit l’équivalent
de huit millions de voitures. La France, qui vient de prendre la Présidence de
l’Union
européenne, a fait du « paquet Énergie-climat » sa priorité absolue et compte aboutir à un accord permettant d’atteindre
20 % en moyenne d’énergies
renouvelables dans la consommation énergétique de l’Union
européenne en 2020 (23 % pour la France compte tenu de ses potentiels).
Il serait paradoxal et pour tout dire incompréhensible que la filière éolienne soit simultanément soumise aux procédures administratives les plus contraignantes.
Après avoir mis en place le principe de bonus – malus à l’achat et pour sauver ce système,
qui a le défaut de trop bien fonctionner, Jean-Louis Borloo envisage d’annualiser le malus. Bien sûr, il ne s’agirait pas des mêmes sommes qu’à l’achat. Les véhicules visés sont ceux qui
rejettent plus de 250 g de CO2 par km (soit 1,4% des achats de 2006).
Les associations d’automobilistes s’indignent. Et oui c’est vrai qu’il s’agit d’une taxe
supplémentaire pour certains. Mais au lieu de s’insurger de la sorte, ne serait-il pas plus constructif de regarder de plus près le dispositif ?
A l’origine le dispositif bonus-malus devait être neutre pour les finances de l’Etat et donc pour la globalité des acheteurs de
véhicules neufs. Il s’avère aujourd’hui que le dispositif penche fortement en faveur des automobilistes (200 millions d’euros). Or aucune association n’exprime son mécontentement.
Le gouvernement et Jean-Louis Borloo prévoient donc de revenir à l’équilibre afin
qu’aucune des deux parties (automobilistes et Etat) ne soit perdante. Deux solutions étaient envisageables : soit on baissait les dépenses (le bonus), soit on augmentait les rentrées (le
malus). Dans l’optique de vraiment favoriser l’environnement, la seconde option est la meilleure.
En revanche, on peut s’inquiéter des conséquences de l’effet d’annonce. Une hausse des
ventes de voitures neuves de voitures polluantes risquent d’avoir lieu avant le 1er janvier car les Français ne souhaiteront pas être à nouveau taxés.
L'Union européenne a "la clé" pour arriver à un accord mondial sur le
climat à Copenhague fin 2009, a estimé jeudi Brice Lalonde, Président fondateur de Génération Ecologie et ambassadeur français pour les négociations sur le climat. "C'est vraiment l'Europe qui a
la clé d'un accord mondial sur le climat", a-t-il déclaré. Interrogé sur les principales difficultés auxquelles l'UE était confrontée dans ses négociations entre Etats membres sur la réduction
des émissions de gaz à effet de serre, il a estimé qu'elles portaient sur les inquiétudes des pays de l'Est.
"Certains pays nouveaux entrants ont un peu peur, ils sont un peu
angoissés. Ils estiment que l'effort qu'on leur demande est trop grand", a-t-il expliqué. La France, qui assure depuis le 1er juillet dernier la présidence semestrielle de l'UE, a
accueilli jeudi à Saint-Cloud, en banlieue parisienne, un conseil informel des ministres de l'Environnement.
L'UE souhaite réduire de 20% les émissions de gaz à effets de serre
d'ici 2020 (par rapport à 1990). Mais les efforts que doivent fournir chacun des 27 Etats membres, aux contraintes industrielles et énergétiques très différentes, font l'objet d'âpres débats, sur
fond de flambée du pétrole.
2009 est la date butoir que s'est fixée la communauté internationale
en décembre dernier à Bali pour être en ordre de marche à l'expiration de la première phase d'engagements du Protocole de Kyoto fin 2012.
Après le temps du Grenelle, les élections municipales et cantonales ont été l’occasion de
démontrer que le développement durable est à l’ordre du jour. Un pas de plus a été fait vers l’écologie politique et le développement durable de
terrain. A charge pour les municipalités nouvellement élues de passer du discours aux actes.
C’est dans ce contexte que Génération Ecologie tiendra sa Convention Nationale les 30 et 31 août prochain, à Enghien-Les-Bains (Val d’Oise), conformément à ses statuts.
« Le temps venu de l’action pour un
Développement Durable » :le samedi 30 août, Génération Ecologie
tiendra son Université d’Eté sur le thème du réchauffement climatique, autour d’acteurs qui font : politiques, scientifiques, industriels et citoyens.
« Le temps de l’expression et du choix pour
Génération Ecologie » : le dimanche 30 août sera consacré à la
Convention nationale de Génération Ecologie avec en toile de fond la définition des grandes orientations du mouvement pour les trois années à venir et l’élection du ou de la Président(e) et du
Conseil national.
Nous vous tiendrons, très prochainement, informés du programme de ces deux journées.
Crédit photo : Génération Ecologie. Réunion des nouveaux élus Génération Ecologie samedi 28 avril à
Paris.
Une boîte de nuitd'un nouveau
genre, résolument tournée vers le développement durable,
ouvrira ses portes à Rotterdam en septembre 2008. The « Sustainable Dance Club » travaille sur l’économie d’électricité grâce au mouvement des danseurs. Une petite révolution qui permet
d’allier plaisir et geste éco-citoyen.
Le concept est simple : la piste de danse transforme les mouvements des clubbers en électricité, énergie qui alimente à son tour la façade sonore et les jeux de lumière. Grâce à ce système,
la
première boîte de nuit écolo table sur une émission de 50% de CO2 en moins qu’un établissement traditionnel.
Outre cette piste de danse, l’établissement développe d’autres initiatives qui permettront de réduire son empreinte environnementale : un toit végétalisé permettant de récupérer l’eau de
pluie pour les toilettes, des panneaux solaires et des mini éoliennes.
A découvrir!
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