A l’heure de la présidence française de l’Union européenne et alors que celle-ci
cherche une issue à la (nouvelle) crise institutionnelle qui découle du non irlandais au Traité de
Lisbonne,
les représentants de 44 pays européens et méditerranéens vont se retrouver, dimanche 13 juillet à Paris, pour lancer le projet d’Union pour la
Méditerranée (UPM).
Selon
Le Monde, la mouture du projet
de déclaration finale évoque "un partenariat multilatéral" basé sur "une volonté politique partagée de revitaliser les efforts visant à transformer la Méditerranée en un espace de
paix, démocratie, coopération et prospérité". Elle vise à "jouer un rôle important pour faire face aux défis de la région" : "La crise de la sécurité alimentaire mondiale",
"la désertification", les questions de migration, d'énergie, de "terrorisme et (d')extrémisme".
Vaste programme…
Parmi les projets que doit porter l'Union pour la Méditerranée (UPM), la dépollution de cette mer et la création d'autoroutes maritimes figurent en tête des
priorités.
Dans ce
processus, l’Union européenne prône également le développement rapide d'un plan solaire qui pourrait lui permettre à terme d'importer de l'électricité solaire du Sud ou bien encore le
renforcement de la coopération en matière de protection civile, notamment en cas de catastrophes naturelles.
Soixante ans après
les débuts de la construction européenne, le projet d’Union pour la Méditerranée met le cap sur la préservation de l’environnement et la promotion de solutions innovantes et durables.
Espérons que cette
Union d’un nouveau genre n’en reste pas au stade du simple projet et que son aînée, l’Union européenne, sorte, quant à elle, de la crise institutionnelle dans laquelle elle se débat depuis
maintenant plus de 10 ans. Ce n’est qu’à ce moment qu’elle pourra se concentrer davantage sur les qualités qui lui font aujourd’hui défaut : la proximité et la transparence.
Crédit
photo :
Reuters
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